Le débat sur la loi de Finances au Parlement a connu la réouverture des « hostilités » entre les deux adversaires déclarés de la scène politique… Tout a commencé lorsque le parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) a protesté contre « le non-respect » des dispositions régissant les réunions de la commission des Finances par le chef du groupe parlementaire du parti de la Justice et du développement à la Chambre des représentants. Il a accusé celui-ci de faire dévier les débats internes à cette commission vers « des discussions à caractère politicien qui n’ont rien à voir avec les attributions de cette commission définies selon le règlement interne de la Chambre ».
« Le président du groupe PJD a soulevé dans son intervention des sujets qui n’ont rien à voir avec les attributions de la commission », proteste le PAM dans un communiqué de son Bureau national. Ce parti reproche à Mustapha Ramid d’avoir évoqué des sujets tels que les résultats des élections, des alliances post-électorales et le déroulement de l’élection du président de la Chambre des conseillers. Le PAM met engarde « contre les effets négatifs de telles pratiques sur le fonctionnement de l’Instance parlementaire ». Il reproche au chef des députés PJD de vouloir faire de la chambre « une passerelle pour servir des intérêts étroits ». Ce qui est à même de causer des préjudices au bon fonctionnement de l’instance législative en engendrant « un climat qui n’est pas propice à l’action législative et à l’exercice d’un travail d’opposition crédible et responsable ».
La réplique de Mustpha Ramid ne s’est pas fait attendre. Considérant que ces critiques sont dénuées de tout fondement, le président du groupe PJD rappelle que « la présentation de la loi de Finances a toujours été l’occasion et pour le ministre des Finances et pour les groupes parlementaires, de revenir sur le contexte politique de la préparation de cette loi ». Et le chef PJD de faire monter encore la tension en accusant le PAM « de s’appuyer sur l’autorité pour briser et affaiblir la majorité gouvernementale et créer une situation de crise ». La guerre est (re)déclarée ? En tout cas, les occasions ne manqueront pas dans les prochains jours de raviver les échanges incendiaires entre les deux principaux partis de l’opposition parlementaire marocaine. D’ailleurs, la direction du groupe parlementaire du PAM vient de saisir le président de la Chambre des représentants en faisant part de sa « protestation juridique » contre les dépassements relevés. On rappellera bien à ce propos que la PAM avait, énergiquement, menacé, en juillet dernier, d’engager une poursuite judiciaire contre la direction du PJD pour propos diffamatoires et accusations graves à l’encontre de ses dirigeants. C’était au cours des échanges vifs qui ont marqué le processus électoral. Les responsables du PAM affirment qu’ils tiendront parole et que la procédure est en cours. Mais, ils ne se livreront pas à « des démonstrations de force ». Ils préfèrent, annonce-t-ils, les recours juridiquement établis. A suivre.
Le PAM sanctionnera les indisciplinés
Le PAM veut vraiment marquer de ses empruntes la rentrée parlementaire. Ses groupes parlementaires sont appelés à multiplier les activités législatives et à faire preuve d’inspiration et d’assiduité. Première initiative, le groupe du PAM à la chambre des Conseillers vient d’organiser une rencontre débat sur le projet de loi organique relative au très attendu Conseil économique et social, une valeur ajoutée au processus démocratique au Maroc. Mais, on notera surtout l’information faisant part de l’appel lancé par le PAM à ses parlementaires (56 députés et 65 conseillers) les exhortant à assister à toutes les réunions de leurs commissions respectives et aux séances des questions orales. Mieux encore, la direction de cette formation aurait annoncé qu’elle compte sanctionner tout manquement à la règle de l’assiduité
Friday, February 26, 2010
PAM vs PJD : ça recommence
6:03 AM
salah


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